La majorité des marchandises des supermarchés et centres commerciaux sont fabriquées par des entreprises vietnamiennes.

Une estimation du comité de pilotage du programme "Les Vietnamiens consomment les produits vietnamiens", lors de la conférence-bilan des deux ans de mise en oeuvre du programme, organisée mercredi à Hanoi.

Selon un sondage de la compagnie Nielsen, 90% des personnes sondées à Hô Chi Minh-Ville et 83% à Hanoi ont affirmé consommer ou vouloir consommer des produits vietnamiens. "Les Vietnamiens sont plus prudents envers les marchandises de mauvaise qualité ou d'origine douteuse. C'est de bon augure pour les produits vietnamiens de qualité", a estimé Vu Kim Hanh, directrice du Centre d'assistance du commerce et des affaires (BSA).

Les entreprises suivent le mouvement et font des efforts en matière de qualité des produits et d'emballage. En 2011, le chiffre d'affaires des secteurs du textile-habillement, des chaussures-sandales, des boissons rafraîchissantes a augmenté malgré une baisse du pouvoir d'achat des consommateurs.

Par rapport à leurs homologues étrangères, les entreprises nationales connaissent mieux le goût, la psychologie et l'habitude des consommateurs vietnamiens.

Pour Hô Thi Kim Thoa, vice-ministre de l'Industrie et du Commerce, les producteurs doivent mettre l'accent sur la diversification de leur chaîne de distribution car les consommateurs, outre la qualité et le prix, s'intéressent aussi au mode de distribution. Le manque de coordination entre producteurs, distributeurs et consommateurs fait qu'en dépit que les produits vietnamiens occupent une grande partie des rayons des supermarchés et centres commerciaux, ils sont moins présents dans les marchés traditionnels que les produits importés.

“Certains petits commerçants souhaitent vendre les produits vietnamiens. Mais quand ils passent commande, on leur dit qu'il faudra attendre car la priorité est donnée aux contrats d'exportation", a souligné Dinh Thi My Loan, présidente de l'Association de la vente au détail du Vietnam.

"Pour résoudre ce problème, les Comités populaires des districts, des quartiers, les Comités de gestion des marchés doivent jouer le rôle d'intermédiaires entre les commerçants et producteurs", a estimé Vu Kim Hanh.

En plus, selon Mme Hanh, les entreprises devraient s'intéresser davantage aux zones rurales. Après avoir organisé 75 foires aux marchandises vietnamiennes à la campagne, Mme Hanh estime que le marché rural a "soif" de produits "made in Vietnam".

En 2012, le BSA prévoit de construire dans les régions montagneuses et reculées des magasins spécialisés dans les produits vietnamiens. -AVI