Le chef de l'opposition cambodgienne, Sam Rainsy, lors d'une conférence de presse à Tokyo en novembre 2015. Photo : AFP/VNA
 

Phnom Penh (VNA) – Le chef de l’opposition cambodgienne, Sam Rainsy, fait l’objet d’un mandat d’arrêt et d’une citation à comparaître de la Cour pénale de Phnom Penh pour différents chefs d’accusation.

Le 5 janvier, la chaîne télévisée cambodgienne Bayon a rapporté les propos d’un officiel de la Cour de Phnom Penh qui, sous couvert d’anonymat, indiquait que la cour avait émis un mandat d’arrêt contre le président du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) dans le cadre ​de l'affaire de falsification du Traité frontalier Vietnam-Cambodge, ​laquelle avait gravement porté atteinte à la sécurité et à l’ordre social. Cette affaire est en relation avec celle de l'ancien sénateur Hong Sok Hour qui, en août 2015, avait diffusé de fausses informations concernant ce même traité de 1979.

Le 13 novembre 2015, un mandat d’arrêt a été lancé contre Sam Rainsy afin qu'il accomplisse une peine d'emprisonnement pour avoir diffamé en 2008 le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Hor Namhong.

Récemment, la Cour de Phnom Penh a cité Sam Rainsy à  comparaître le 4 janvier pour être entendu à propos d’un message posté sur sa page Facebook le 17 novembre. Cette fois-ci, la plainte émane du président de l’Assemblée nationale, Heng Samrin, qui estimait avoir été diffamé par Sam Rainsy. Celui-ci a fait défaut, le tribunal ayant rejeté sa demande ​de comparution à distance, à travers Skype.

Le président du CNRP, de nationalité cambodgienne et française, a quitté le Cambodge début novembre 2015. Il vit actuellement en exil à l’étranger. -VNA