De nombreux musées dans le monde, en plus d’accueillir le public, servent aussi à la recherche étudiante. Au Vietnam, le Musée de l’histoire et de la culture remplit pleinement ce rôle.

Le Musée de l’histoire et de la culture se trouve au sein de l’Université des sciences sociales et humaines (Université nationale de Hô Chi Minh-Ville). Gérée par celle-ci, cette galerie a une superficie de 375 m2 et expose environ 500 objets et collections de tous types appartenant à différentes périodes historiques.

«Elle a été construite en 2008 dans le but de présenter des antiquités, des objets restaurés mais aussi des collections de l’université. Nous avons voulu tout particulièrement qu’elle soit au service de nos étudiants», a déclaré le Dr. Dang Van Thang, directeur du musée. 

Instrument de musique en pierre.

Ce dernier est divisé en deux parties. La première comprend 213 objets sur les minorités ethniques du Vietnam. «Ces objets réflètent la vie matérielle et spirituelle des ethnies Thai, Tày, Muong, Dao, H’mông, Ba Na, etc.». La deuxième comprend d’anciennes céramiques de Chu Dâu, Bat Tràng, Bâu Truc..., des produits en métal tels que tambour du village de Dông Son (province de Thanh Hoa, Nord), de Phuoc Kiêu (province de Quang Nam, Centre). En outre, le musée possède également une momie, les reliques de trois personnages historiques, et le tambour de Hoàng Ha (Thanh Hoa).

Tous ces «trésors» ont été offerts par les étudiants et enseignants de la faculté d’archéologie. Mais une autre partie provient de collectionneurs privés et de certains musées de la ville.
Cette galerie étant située au cœur de l’Université des sciences sociales et humaines, les étudiants peuvent la visiter très régulièrement.

Nguyên Minh Sao, en première année de la faculté de culturologie, partage : «Ce n’est pas la peine de se rendre dans les autres musées de la ville. Nous pouvons aller dans le nôtre à tout moment». Vuong Kiên Kiêt, aussi en première année de la faculté de culturologie : «Ici, les étudiants sont autorisés à manipuler les objets, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des musées». 

Deux vieux tambours.

Pour Dang Van Thang, c’est une banque d’informations. À l’avenir, le musée sera ouvert plus largement à la recherche des étudiants locaux et étrangers, ainsi que des étudiants d’autres universités. Actuellement, dans le pays, c’est celle des sciences sociales et humaines qui a le plus grand nombre d’étudiants étrangers. Pour enrichir sa galerie, elle appelle tous ses élèves à rechercher et offrir de nouveaux objets.

Le musée devra également étendre sa superficie, standardiser ses expositions... et construire un espace dédié aux objets de la guerre. – VNA