Depuis début juin, le Département des maladies contagieuses de l'Hôpital central de pédiatrie, à Hanoï, a reçu et traité 176 cas d'encéphalite dont 24 cas frappés par l'encéphalite japonaise. Photo: CVN/VNA

Hanoï (VNA) - Depuis le début du mois de juin, à Hanoï et à Hô Chi Minh-Ville, de nombreuses personnes, notamment des enfants, ont été diagnostiquées souffrant d’encéphalite japonaise ou de dengue.

L’encéphalite en général, la forme la plus dangereuse étant l’encéphalite japonaise, est une maladie grave caractérisée par de la fièvre élevée, des céphalées et une conscience altérée qui peuvent aboutir au décès. Malgré un traitement adapté, les patients peuvent subir de graves séquelles dont paralysie et altération psychologique.

Spécialement, les petits patients peuvent très facilement être touchés par d’autres inflammations de l’appareil respiratoire entraînant le décès. C’est la raison pour laquelle, pour une thérapie plus efficace, il est nécessaire que les patients soient hospitalisés dès les premiers jours de l’infection.

«Cette année, le nombre d’infections s’est sensiblement accru, avec sept  fois plus de cas recensés que l’année dernière», a affirmé le Dr Nguyên Van Lâm, chef du Département des maladies contagieuses de l’Hôpital central de pédiatrie, à Hanoï. Depuis le début de cette année, ce département a reçu et traité 176 cas d’encéphalite dont 24 cas frappés par l’encéphalite japonaise. Et pour le seul mois de juin, 21 enfants ont été hospitalisés.

À présent, dans la mégapole du Sud, l’encéphalite japonaise représente 50% des encéphalites diagnostiquées.

Recrudescence des maladies estivales

Outre l’encéphalite japonaise, le nombre de cas de dengue est lui aussi en forte augmentation. À Hanoï, jusqu’à mi-juin, près de 500 cas ont été enregistrés dans l’arrondissement de Dông Da, soit neuf fois plus que l’an dernier sur la même période. Plus de 340 cas de dengue ont été découverts dans l’arrondissement de Hoàng Mai.

L’épidémie de dengue à Hanoï a tendance à continuer de se propager dans les arrondissements de Câu Giây, Ba Dinh, Hoàn Kiêm.

Selon le médecin Nguyên Minh Tuân, chef du Département de la dengue de l’Hôpital de pédiatrie 1 de Hô Chi Minh-Ville, à partir de début juin, le nombre de cas de dengue a augmenté de 10-15% par rapport au mois précédent, avec entre 70 et 72 cas d’hospitalisation dont 10% de cas graves, dont deux mortels.

Durant ces cinq dernières semaines, Hô Chi Minh-Ville a dénombré 339 cas de dengue (+38% par rapport aux semaines précédentes). Depuis le début de l’année, 8,672 patients ont été diagnostiqués atteints par cette maladie, avec trois décès.

À l’arrivée de la saison des pluies dans les localités du Sud-Ouest, le nombre de cas a augmenté rapidement. Jusqu’à ce jour, l’Hôpital de pédiatrie de Cân Tho a admis 1.000 cas de dengue et 40 cas d’encéphalite.

La vaccination, mesure la plus efficace

Pour se prémunir de l’encéphalite japonaise, les enfants de moins de 15 ans doivent être vaccinés à trois reprises. D’après le ministère de la Santé, les enfants de 12 mois doivent être immunisés (1re vaccination). Le 2e rappel sera effectué une à deux semaines après et le 3e rappel, un an après. Les vaccinations devront être renouvelées après cinq ans. Tous les enfants âgés d’un à quinze ans doivent être vaccinés, notamment ceux qui habitent dans les zones les plus touchées par l’épidémie.

En ce qui concerne la dengue, le Service de la santé de Hanoï organise des campagnes de communication sur cette maladie. Il a demandé aux centres de santé des districts et arrondissements de renforcer leur communication en la matière et de préparer les ressources nécessaires telles que le personnel, les médicaments et les équipements, pour faire face à cette épidémie.

Les spécialistes recommandent aussi à la population d’utiliser des moustiquaires, de nettoyer leur maison et les alentours, ainsi que de prendre des mesures utiles pour détruire les moustiques et leurs larves, vecteurs de cette maladie. - CVN/VNA