Séminaire sur l'accroissement des capacités de contrôle interne et de certification indépendante pour les produits d’IG, en l’occurrence le thé Shan tuyêt de Môc Châu, le 6 novembre à Son La (Nord). Photo: VNA

 

Une série de séminaires destinés à accroitre les capacités de contrôle interne et de certification indépendante des produits d’indication géographique vient d’être organisée dans les trois provinces de Yên Bai, Son La et Nam Dinh.

L’indication géographique (IG) est un nom, un signe ou une appellation figurant sur des produits qui proviennent d’une zone géographique précise et qui possèdent des caractéristiques particulières. Ainsi l’IG est utilisée pour certifier que le produit possède certaines qualités, a été fabriqué selon des méthodes traditionnelles ou jouit d’une certaine renommée en raison de son origine géographique. Tous ces éléments sont définis dans son cahier des charges.

En réalité, les IG du gao tam xoan Hai Hâu (riz parfumé de Hai Hâu), la cannelle de Van Yên, le thé Shan tuyêt de Môc Châu ont été déposées en 2007 et 2010 au Département de la propriété intellectuelle du Vietnam. Lors de ces séminaires, des experts vietnamiens et français ont présenté globalement l’IG, et les caractéristiques particulières des produits couverts par une IG en termes de qualité. Les experts français ont souligné en particulier l’importance du contrôle interne pour l’IG, les activités indispensables à mener lors de ces contrôles, et exposé les opérations d’exécution de ces contrôles en France.
 
Un projet régional efficace
 
Ces séminaires ont été organisés dans le cadre du Projet régional AFD-FAO pour la promotion du développement rural au travers du développement des indications géographiques en Asie. Ce projet, qui est doté d’un budget total de 1,5 million d’euros, est mis en œuvre dans les quatre pays que sont le Vietnam, le Laos, le Cambodge et la Thaïlande, grâce à une subvention de l’AFD dont la gestion est assurée par la FAO.

Le DPIV est l’organisme d’exécution de ce projet au Vietnam. L’objectif général pour le développement que véhicule ce projet régional consiste à augmenter les revenus des petits exploitants agricoles en créant des chaînes de valeur axées sur les indications géographiques, sur un meilleur accès aux marchés et sur une reconnaissance accrue des indications géographiques par les consommateurs. Ce projet favorise également un environnement durable en faisant en sorte que des approches durables soient intégrées aux politiques et aux stratégies touchant aux normes relevant de ce projet.

Une séance de travail d'experts français et vietnamiens, le 3 novembre dans la commune de Viên Son, où est cultivée la cannelle de Van Yên. Photo: VNA

En outre, l’AFD, en collaboration avec l’Agence France Trésor, finance le projet national de «Soutien au développement d’indications géographiques au Vietnam», doté d’une subvention de 886.000 euros. Ce projet est, lui aussi, dirigé par le DPIV.

«Le Vietnam a déjà été dynamique, il y a plus de 40 indications géographiques. Il est le 2e pays le plus dynamique d’Asie du Sud-Est après la Thaïlande. Mais il y a des efforts à faire encore dans plusieurs domaines, notamment en termes d’organisation des producteurs et des opérateurs pour les rendre un peu plus dynamique, l’organisation d’IG, le management de différentes étapes, le contrôle interne, et aussi la promotion, etc.», a remarqué Stéphane Passeri, directeur du projet pour la région.

Des experts vietnamiens et français visitent la Compagnie de thé de Môc Châu, dans la province de Son La. Photo: VNA

À cette occasion, les experts français, issus de la FAO, de l’AFD, du CIRAD (Organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes) et du CERTIPAQ (Organisme certificateur associatif des signes officiels d'identification de la qualité et de l’origine), et vietnamiens, ont travaillé avec les membres des associations de la cannelle de Van Yên, du thé de Môc Châu et du riz parfumé de Hai Hâu.

Ils ont cherché à se renseigner sur la situation de la production de chaque association, fourni des opinions et conseils en matière d’aide des agriculteurs dans le contrôler effectif de la qualité des produits. Ils sont aussi allés sur le terrain dans chaque localité afin de mieux comprendre la plantation, la transformation et les activités de contrôle interne de ces trois produits.  -CVN/VNA​​​​