Hoà Binh (VNA) - Pour les touristes étrangers, le hameau de Mô 2 (province de Hoà Binh, au Nord) est accueillant non seulement pour ses traits culturels uniques mais aussi pour la gentillesse de ses habitants.

Mô 2 est prisé par les touristes qui souhaitent découvrir les particularités culturelles des ethnies minoritaires. Photo: Net/CVN
Situé à 10 km de la ville de Hoà Binh, Mô 2 séduit les touristes par ses paysages magnifiques et ses anciennes maisons sur pilotis. Dans cet hameau peuplé d’agriculteurs d’ethnie Muong, 60% des foyers proposent des services touristiques.

Tout, ou presque, a commencé en 1994. Un groupe de touristes demande à M. Hâu, chef du hameau, de passer la nuit chez lui. ​"Après avoir visité le hameau, ils sont arrivés chez moi par hasard. Ils étaient intéressés par notre intérieur. Ils ont examiné avec intérêt nos gongs, notre arbalète, la marmite, etc​", se rappelle-t-il.

​"Nous avons accepté leur demande de dormir chez nous et les avons invités à prendre le repas. Le lendemain matin, ils avaient l’air ravi et nous ont donné une somme pour régler les repas et la nuitée​", fait-il savoir, ajoutant qu’il a accepté la somme à contrecœur car les touristes insistaient.

Grâce au bouche à oreille, à la beauté de ses paysages et surtout à l’hospitalité dénuée de mercantilisme exacerbé de ses habitants, Mô 2 accueille de plus en plus de touristes.
Les conditions de vie des habitants locaux s'en trouvent considérablement améliorées.

«Auparavant, nous cultivions du riz, nos revenus étaient bas. Avec l’arrivée des touristes, on nous a conseillé de nous lancer dans ce secteur», confie Nguyên Thi Kiêu qui gère une échoppe de souvenirs, au-delà d’accueillir des touristes et de leur servir des repas.

Un repas typique servi aux touristes. Photo: Net/CVN
Proposer des services touristiques ensemble et se soutenir les uns les autres constituent une tradition bien ancrée. Les habitants ont convenu de ne pas se disputer des clients, ​ni exagérer les prix. Ainsi, une nuitée coûte par exemple 50.000 - 60.000 dôngs/personne, un repas 100.000 dôngs.

«Il n’est pas question de se concurrencer. Les touristes choisissent eux-mêmes leur hôte. S’ils sont trop nombreux dans une maison, les voisins viennent prêter main forte», déclare Bùi Thi Huê.

À Mô 2, la manne touristique, au lieu de créer des tensions, a au contraire resserré la solidarité. Un exemple qui mériterait d’être suivi et encouragé. - CNV/VNA